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Cellulite
Processus de dégénérescence du tissu cellulaire adipeux sous-cutané localisé principalement dans des régions prédisposées (cuisses, hanches, fesses, etc.) survenant presque toujours chez les femmes.
La cellulite n'est pas une maladie en soi mais un symptôme. En effet, elle n'est que le reflet d'un changement pathologique de la structure du tissu adipeux situé dans l'hypoderme (partie profonde du derme, situé lui-même sous l'épiderme) au niveau de certaines zones cutanées bien localisées dans lesquelles les cellules graisseuses (adipocytes) augmentent anormalement de volume tout en étant emprisonnées dans un réseau de mailles de cellules conjonctives formant une structure en "nid d'abeille", ce qui donne à la peau un aspect bosselé bien particulier appelé "peau d’orange", hantise de toutes les femmes - des plus jeunes aux moins jeunes - qui n'ont à son égard qu'un seul mot d'ordre : Pas de quartier !...
Il vous faut savoir que le tissu adipeux comporte de nombreuses composantes qui assurent son élasticité (cellules conjonctives), le nourrissent (capillaires sanguins) et le soutiennent (fibres élastiques et de collagène) pour lui permettre d'assurer sa fonction physiologique de réserve énergétique calorique avec les lipides apportés par l'alimentation quotidienne. Si cette mise en réserve de lipides (lipogénèse) et leur consommation par l’organisme s’équilibrent, le volume du tissu adipeux reste normal. Si au contraire, il y a un stockage de graisses trop important par rapport à la consommation, les adipocytes s’hypertrophient, entraînant une compression des vaisseaux sanguins et lymphatiques qui débouche sur un mauvais drainage de l’eau et des toxines. La rétention d’eau et la dégénérescence des fibres élastiques et de collagène donnent alors à l'épiderme cet aspect capitonné caractéristique.
Si nous connaissons nombre de facteurs (hormonal, circulatoire, nutritionnel, nerveux, etc.) intervenant dans l'apparition - ou l'aggravation - de la cellulite au sein de ce tissu adipeux hypodermique, nous n'en connaissons malheureusement toujours pas le mécanisme précis de sa pathogénie - raison pour laquelle aucun traitement étiologique n'a pu encore être trouvé pour la soigner efficacement - et de nombreuses controverses existent toujours sur ce plan à son sujet. L'hypothèse qui réunit actuellement le plus de suffrages au sein de la communauté médicale peut être schématisée ainsi :
• Les cellules adipeuses augmentent anormalement de volume sous l'influence de divers facteurs
parmi lesquels certains font l'unanimité, à savoir les facteurs :
- hormonal, la cellulite faisant le plus souvent son apparition chez la femme à l'occasion de perturbations
hormonales (puberté, grossesse, ménopause, prise de la "pilule" contraceptive, etc.) ;
- circulatoire, notamment une insuffisance veineuse qui gêne le retour du sang vers le coeur provoquant
elle-même une insuffisance de débit de la micro-circulation locale qui altère les échanges entre le sang et
les tissus cellulaires avec stase sanguine, ainsi qu'une mauvaise circulation lymphatique ;
et d'autres qui donnent encore lieu à discussion, quant à leur participation directe ou tout simplement
aggravante, parmi lesquels peuvent être cités les facteurs :
- génétique et ethnique, les races méditerranéennes y étant beaucoup plus sujettes ;
- neuro-allergique, où un réflexe nerveux correspondant à une intolérance ou à une lésion organique bien
déterminée d'un organe qui ferait réagir à distance sa surface cutanée de projection ;
- nutritionnel et métabolique : l'obésité, même si la cellulite ne lui est pas directement liée, pourrait être un
facteur aggravant ;
- psychologique : tout particulièrement le stress.
• L'eau, en provenance de la stase sanguine, infiltre les tissus adipeux et cette fixation excessive d'eau
provoque un gonflement qui comprime les vaisseaux sanguins et lymphatiques aggravant encore la
mauvaise irrigation, d'où un véritable cercle vicieux.
• En raison de cette mauvaise irrigation sanguine, l'oxygénation est insuffisante, les échanges sont ralentis
et les déchets toxiques s'accumulent au niveau des cellules, le tissu conjonctif présent entre les cellules
adipeuses devient alors plus fibreux et perd de son élasticité, ce qui provoque progressivement la formation
d'amas (nodules) durs de cellules adipeuses - donnant à la peau un aspect matelassé dit en "capiton" - qui
tendent douloureusement la peau toujours aux mêmes endroits : à l'intérieur ou (et) à l'extérieur des
cuisses (provoquant la fameuse "culotte de cheval"), sur les hanches, les fesses, le ventre et la poitrine,
beaucoup plus rarement aux bras et à la nuque (donnant lieu alors à la "bosse de bison ").
En résumé, le processus cellulitique se fait en trois phases successives :
1) Inondation séreuse, stade où l'infiltration est encore molle mais déjà douloureuse et crépitante, où le
traitement sera le plus efficace.
2) Collagénisation de la fibrine exudée qui correspond au stade des amas durs provoquant le "capiton",
encore accessible à un traitement mais difficile et très long.
3) Rétraction scléreuse, qui est la dernière phase atrophique cicatricielle et irréversible où les vaisseaux et
les nerfs étouffent littéralement dans une gangue implacable où aucun traitement médical ne peut avoir le
moindre effet, le seul recours étant alors la liposuccion.
La cellulite n'est donc pas le simple résultat d'une accumulation de graisse, comme c'est le cas chez les personnes obèses. Elle correspond à une véritable sclérose du tissu cellulaire adipeux sous-cutané se manifestant par une induration de la région atteinte qui fait mal car, et c'est également un signe caractéristique, la vraie cellulite est douloureuse.
A signaler d'ailleurs que le terme de cellulite - qui éthymologiquement correspond à inflammation cellulaire -
a été très mal choisi pour désigner cette pathologie car à aucun moment au cours du processus il n'existe le moindre phénomène inflammatoire. Il s'agit dés le début d'un exsudat pur, sans aucun amas leucocytaire ni lymphocytose péri-vasculaire.
Même si la cellulite peut toucher les deux sexes, elle est pratiquement l'apanage de la seule gent féminine. Or, nous savons à quel point aujourd'hui les femmes - ou du moins un grand nombre d'entre elles - sont soucieuses de leur "ligne" et surveillent avec appréhension l'apparition de toute rondeur excessive. Et de se dire, dés qu'elles prennent un centimètre supplémentaire de tour de hanche : Ça y est, j'ai de la cellulite. C'est devenu une véritable hantise et, comme toutes les hantises, elle est excessive et s'éveille la plupart du temps mal à propos. Car la vraie cellulite est plus rare qu'on ne le croît et répond à des signes bien précis. Peut-être vous jugez-vous trop grosse - ou trop gros -. Peut-être, quand vous prenez entre deux doigts la peau de vos cuisses observez-vous de légères déclivités, cet aspect de "peau d'orange" tant redouté. Tout cela ne prouve pas pour autant que vous avez de la cellulite. La meilleure preuve de ce que nous avançons est que, cette fameuse "peau d'orange", vous l'obtiendrez de la même façon en pinçant - légèrement bien sûr - la peau d'un bébé ! Or un bébé n'a pas de cellulite, il est simplement grassouillet !
Que la mode privilégie depuis plusieurs années une esthétique du "rien nulle part" serait somme toute sans grande importance si les femmes qui n'ont pas ce corps là n'en souffraient pas et ne cherchaient pas désespérément à ressembler à leurs consœurs des défilés de haute couture qui font souvent davantage penser à des éphèbes qu'à des femmes. Pourtant, avoir des rondeurs aux seins, aux hanches, aux cuisses, aux fesses, quand on est femme, est tout de même plus normal que de n'en avoir pas. Ces zones un peu rondes sont là pour modeler la silhouette féminine et ce sont elles qui - depuis toujours - attirent les hommes. Or, quelle est la femme qui ne veut pas plaire ? D'ailleurs, nous demandons à toutes celles qui ne seraient pas convaincues de ce que nous disons d'avoir toujours à l'esprit cette boutade pleine de bon sens : Les hommes sortent avec les maigres, mais ils rentrent avec les grosses !...
La cellulite n’est pas forcément associée à un problème de poids. On peut d'ailleurs souffrir de cellulite sans être particulièrement gros(se) et même avoir un poids tout à fait normal. Il vous faut donc bien savoir que si vous avez une surcharge pondérale accompagnée de cellulite, un régime amaigrissant ne fera pas disparaître celle-ci et, a fortiori, qu'il est totalement inutile d'en suivre un si votre poids est normal (voir le calcul de votre poids physiologique en cliquant sur "Surcharge pondérale"), et qu'il est également parfaitement inutile - même fort dangereux - de prendre des médications du type coupe-faim, diurétique ou extrait thyroïdien pour la traiter.
Pour obtenir les meilleurs résulats, le traitement de la cellulite implique d'intervenir sur tous les facteurs connus susceptibles de la provoquer ou de l'aggraver, d'être mis en oeuvre dés le tout début de son installation car si la cellulite naissante est relativement facile à résorber, le traitement de la cellulite installée - lui - est long et difficile, réclamant beaucoup de patience et une grande ténacité, donc qu'il est tout à fait inutile de l'entreprendre si vous n'avez pas l'intention d'aller jusqu'au bout. Quelques bonnes résolutions et de petits traitements esthétiques juste avant les vacances ne suffisent pas. Pour venir à bout de la cellulite - quand c'est encore possible, car cela ne l'est pas toujours - le temps ne se compte pas en semaines mais en mois !...
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• Tout d'abord, si votre poids est normal pour votre taille (voir la façon de faire ce calcul en cliquant sur THÉRAPEUTIQUES NATURELLES 1) Par voie interne : |
Nous n'avons traité ici - puisque c'était notre unique propos - que des meilleures thérapeutiques naturelles de la cellulite, mais il vous faut savoir, pour information, que les courants électriques de basse et moyenne fréquence (cellulo-lipolyse) et la mésothérapie (voir le livre recommandé ci-dessous) peuvent se montrer également efficaces dans son traitement.





