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Stress
Mot anglais qui désigne l'ensemble des perturbations biologiques de l'organisme en réaction à n'importe quelle demande, physique ou psychique, à laquelle il doit faire face, et par extension: l'agression subie par cet organisme.
C'est le célèbre physiologiste Claude Bernard, père de la médecine expérimentale moderne qui, dés 1865, attire l'attention sur l'importance du bon équilibre de l'organisme afin qu'il puisse affronter dans les meilleures conditions les multiples agressions de son environnement. Cette théorie, révolutionnaire à l'époque, n'est pas admise et sera rapidement abandonnée.
Ce n'est que beaucoup plus tard, en 1930, que le neurophysiologiste américain Walter Bradford Cannon reprend non seulement cette théorie mais la démontre en prouvant que devant des situations extérieures critiques qui mettent en danger les êtres vivants supérieurs, ceux-ci fuient ou parviennent à résister grâce à la libération d'adrénaline au niveau de leurs glandes surrénales. La théorie devient un fait expérimental renouvelable, mais n'entraîne pas encore l'adhésion générale.
En 1936, c'est un médecin canadien, d'origine autrichienne, Hans Selye, alors âgé de 27 ans, qui décrit toutes les réactions du système nerveux et endocrinien face à toutes les formes d'agression de nature physiologique ou psychologique, et qui lance le premier ce concept de "stress" en médecine, mot anglais qu'il emprunte aux ingénieurs qui avaient forgé ce vocable au début du siècle pour évaluer la résistance des matériaux. Mais lui non plus n'emporte pas l'adhésion du corps médical en place.
Il faudra attendre encore de nombreuses années, entre 1960 et 1970, pour que son syndrome général d'adaptation soit officiellement et unanimement reconnu. Actuellement, plus personne ne discute plus le bien-fondé de cette théorie, et le stress, considéré comme le "mal du siècle" fait désormais partie du vocabulaire de tout un chacun, souvent d'ailleurs employé un peu abusivement.
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Qu'est-ce que le stress ? |
La définition donnée par Hans Selye était la suivante : "C'est la réponse de l'organisme à toute demande qui lui est faite."
En d'autres termes, le stress exprime l'état réactionnel d'un organisme soumis à n'importe quelle demande à laquelle il doit faire face.
Cette demande qui correspond à l'action exercée par un agent dit "stressant", qu'il soit physique ou psychique, provoque une réponse biologique de l'organisme qui est toujours la même.
C'est ainsi qu'une infection, un changement notable de température, une lésion organique, un état de tension psychique, un choc émotionnel, etc., sont autant d'agents stressants qui demandent à l'organisme un certain travail d'adaptation dont les manifestations non spécifiques et toujours semblables viennent s'ajouter à l'action propre de l'agent en cause.
Nous vous signalons tout de suite deux points très importants que vous ignorez peut-être :
- Le stress n'est pas provoqué exclusivement par des agressions nocives. C'est ainsi qu'un bon
effort sportif, une grande joie subite ou un succès brutal produisent les mêmes effets stressants
qu'une maladie, une grande peine ou un échec cuisant.
- Une agression nocive de faible intensité, dés lors qu'elle se prolonge ou se reproduit trop souvent,
débouche également sur le stress.
Dans nos sociétés industrialisées de consommation, le stress - le plus souvent d'origine psycho-émotionnelle - est devenu un véritable fléau médical et social puisque, aujourd'hui, la moitié des consultants de médecins présentent des troubles pathologiques qui en découlent directement.
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Quelles sont les causes du stress ? |
Les causes de stress les plus fréquemment rencontrées couvrent un large éventail qui peuvent être regroupées schématiquement en trois catégories :
• Causes physiques : faim, froid ou chaleur intense, changements climatiques trop fréquents (personnel
naviguant des grandes lignes aériennes par exemple), excès de bruit et autres pollutions diverses,
surmenage, maladies et interventions chirurgicales en général, etc.
• Causes biologiques : carences alimentaires de tous ordres (notamment en protéines, éléments minéraux et
vitamines), excès alimentaires (notamment en sucres raffinés et en graisses animales), malnutrition en
général, excès divers (sel, alcool, café, tabac, drogues), etc.
• Causes psycho-émotionnelles : contraintes diverses, insatisfaction, frustration, déception, échec ou
sentiment d'échec, réussite soudaine, ennui, peur, anxiété, angoisse, jalousie, séparation ou divorce,
changement des conditions de vie, décès, etc.
Par ailleurs, il vous savoir que certaines professions exposent davantage au stress ceux qui les pratiquent. En voici la liste par ordre de risque décroissant :
- Aiguilleur du ciel
- Chef d'entreprise
- Spéculateur boursier (achat et vente d'actions)
- Fonction ministérielle
- Chômeur
- Chaudronnier industriel (font d'acier dans les grands fours)
- Mineur de fond
- Pilote de longs courriers
- Travail posté de 21 H à 5 H et de 5 H à 13 H
- Conducteur de la R.A.T.P. et chauffeur de taxi
- Travailleur sur chaîne rapide et complexe
- Travailleur sur chaîne lente et monotone
- Artiste, vedette, etc.
- Professions libérales (médecin, avocat, journaliste, ingénieur, etc.)
- Cadre
- Commerçant
- Employé de bureau
- Agriculteur
- Artisan
- Fonctionnaire
Enfin, deux psychiatres américains, les docteurs R.A. et H.E. Holmes, ont mis au point un tableau de quantification qui permet d'évaluer de façon simple le "poids" de stress (évalué en points) subi par une personne vivant dans notre type de société à l'occasion des événements les plus fréquents qu'elle est à même de rencontrer dans son existence.
Ce tableau, est sans doute critiquable sur bien des points puisqu'il ne repose que sur des données d'évaluation subjective (seule approche possible en ce domaine où l'évaluation scientifique objective n'existe pas), mais il a le mérite d'établir une échelle relative de l'impact "stress" des événements sélectionnés sur un individu.
D'après ces médecins, toute personne qui accumule coup sur coup la valeur de 300 points a de fortes chances de "craquer" sous une forme ou sous une autre, physique ou psychique, étant bien entendu qu'il s'agit là d'une moyenne qui dépend beaucoup des facteurs réactionnels propres à chacun : certaines personnes craqueront à 250, d'autres à 350.
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Quel est le processus physiologique du stress ? |
Quelle que soit la nature de l'agent stressant, l'organisme répond selon un processus physiologique immuable qui est le suivant :
• accélération du rythme cardiaque et respiratoire ;
• élévation du taux de sucre dans le sang ;
• libération d'acides gras ;
l'ensemble de ces réactions biologiques fournissant à l'organisme l'énergie nécessaire lui permettant de faire face à la demande qui lui est faite.
Ce processus physiologique se trouve sous la dépendance de deux catégories d'hormones :
- celles de la médullo-surrénale (tout particulièrement l'adrénaline), qui se manifestent instantanément et
sont responsables de l'adaptation immédiate de l'organisme au stress ;
- celles de la cortico-surrénale (tout particulièrement la cortisone) qui se manifestent plus
progressivement ;
ces hormones surrénaliennes étant elles-mêmes sous la dépendance du cerveau et plus spécialement de la région hypothalamo-hypophysaire.
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Comment s'exprime le stress ? |
Le stress est utile et, même, indispensable à la vie dans la mesure où la réponse qui en résulte est équilibrée et en harmonie avec la physiologie normale de l'organisme. Ce n'est qu'à partir du moment où la réponse est déséquilibrée et en dysharmonie qu'il devient nuisible et générateur de maladie.
C'est ainsi que dans le domaine psychique, un stress aigu provoqué par une violente émotion n'est pas forcément nocif, alors que la répétition journalière de petites contrariétés ou frustrations, qui crée un état de stress chronique, est particulièrement toxique.
Par ailleurs, chacun dispose d'une sorte de "capital" d'adaptation que Hans Selye comparait à un compte en banque sur lequel on peut faire des prélèvements mais jamais de versements, et c'est à l'épuisement progressif de ce capital que correspond les différents stades de la pathologie biologique et organique qui sont habituellement observés : fatigue, moindre résistance du terrain, apparition de maladies diverses, vieillissement prématuré, etc.
Comme la réponse au stress est individuelle, ce n'est pas tant ce qui nous arrive qui est important que la façon dont nous réagissons à l'évènement. Il est donc essentiel pour chacun de connaître au mieux son niveau potentiel d'adaptation afin de ne jamais le dépasser et d'éviter ainsi des prélèvements sur son "compte bancaire" (voir à ce propos un peu plus loin nos conseils utiles qui vous permettront d'économiser un grand nombre de "débits"...).
Schématiquement, il existe 3 grands types de profil psychologique face au stress :
- Profil A : Type extériorisé, avec réactions excessives et disproportionnées au stress (violence,
agressivité, colère, etc.). La réponse prédominante de l'organisme est alors une sécrétion trop importante
d'adrénaline. Ce groupe, qui correspond à des individus en compétition permanente avec eux-mêmes et leur
entourage, est généralement candidat aux accidents cardio-vasculaires.
- Profil B : Type équilibré, avec réactions adaptées et parfaitement maîtrisées. Ce groupe est le
moins exposé à la pathologie mais il est malheureusement le moins répandu.
- Profil C : Type intériorisé, avec réactions discrètes au stress (ceux qui souffrent en silence). La
réponse prédominante de l'organisme est alors une sécrétion excessive de cortisone, d'où l'épuisement
progressif de leurs défenses immunitaires et, par là même, une plus grande sensibilité aux infections, une
plus grande prédisposition aux allergies et aux maladies dégénératives en général, ainsi qu'aux troubles
nerveux et vraisemblablement aussi au cancer.
Les premiers signes révélateurs d'un excès de stress sont le plus souvent :
• un état de fatigue inexpliqué,
• des troubles du sommeil,
• de la nervosité et de l'irritabilité,
• des courbatures,
• des troubles sexuels,
signes associés à des perturbations biologiques objectivées par des examens sanguins, notamment :
• le dosage du cholestérol HDL ( le "bon " cholestérol qui nous protège du "mauvais": le cholestérol LDL) dont le taux fortement abaissé est révélateur,
• le dosage du cortisol plasmatique qui a tendance à s'effondrer,
• l'analyse minérale des cheveux ou des poils pubiens qui révèle soit un déficit en minéraux essentiels au bon fonctionnement organique (calcium, chrome, fer, magnésium, manganèse, potassium, zinc, etc.), soit
la présence de minéraux toxiques (arsenic, mercure, plomb, etc.).
Puis, en l'absence de traitement, survient une deuxième étape comportant une pathologie caractérisée qui se manifeste généralement sous forme de :
• maladies cardio-vasculaires (infarctus, troubles du rythme cardiaque, hypertension artérielle, hémorragie
cérébrale, etc.) ;
• ulcère gastro-duodénal ;
• cystite chronique à urines claires (non infectieuse) et, chez la femme, divers troubles gynécologiques
(aménorrhée, troubles ovulatoires, maladies du sein, etc.) ;
• dépression nerveuse ;
• migraine ;
• maladies de peau (psoriasis, eczéma, vitiligo, etc.) ;
• rhumatismes ;
• allergies diverses (respiratoire : asthme; cutanée : éruptions, prurit, etc.).
Comme vous pouvez le constater, l'excès de stress n'est pas anodin et il mérite d'être prévenu - chaque fois que faire se peut - ou traiter de la meilleure façon.
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Quel est le traitement du stress ? |
Le stress fait partie intégrante de la vie et ne peut donc pas être supprimé. Alors, comment s'en préserver au mieux et s'en défendre au maxium ?
1) D'abord en respectant sa propre nature - son tempérament. Chacun doit faire ce qu'il doit, agir en fonction de sa propre "programmation", c'est-à-dire se hâter lentement s'il est de l'espèce "tortue" ou courir à toute vitesse s'il est de l'espèce "lièvre", car de cette bonne adéquation des activités de chacun à ses réactions propres au stress dépend la bonne harmonie du mélange d'hormones circulant dans ses vaisseaux.
2) Ensuite, en évitant un certain nombre d'agents stressants par la connaissance que l'on en a, et de mieux résister ou de mieux s'adapter à d'autres qui sont inévitables. Si vous y êtes vraiment déterminé, c'est tout à fait possible. Voilà ce qu'il vous faut faire :
• Suivre scrupuleusement, dans la mesure du possible, un certain nombre de principes d'hygiéne
de vie qui vous permettront de mieux faire face aux difficultés.
• Intégrer dans vos menus quotidiens un certain nombre de légumes et de fruits rééquilibrants.
• Enfin, prendre régulièrement certaines thérapeutiques naturelles qui consolideront votre état général
et amélioreront la résistance de votre terrain biologique.
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Le stress, comme vous le savez maintenant, consiste très souvent à réagir à une contrainte ou une
Tout en respectant un régime bien équilibré et en évitant les excès mentionnés dans le dixième Thérapeutiques naturelles Le traitement préventif et curatif du stress est un domaine privilégié des thérapeutiques naturelles où |
Même si le stress - de par ses excès - est devenu aujourd'hui un véritable fléau social, vous ne devez pas
le vivre comme une fatalité inéluctable, car c'est un mal que vous pouvez combattre efficacement à l'échelon individuel, aussi bien préventivement que curativement. Nous vous avons donné les bonnes solutions pour traiter ce mal à la racine - et "par la racine" pour ce qui est du ginseng !... Alors, à vous d'agir maintenant pour ne plus - ou moins - en souffrir.
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