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Obésité (Consultation médicale indispensable)
État caractérisé par une surcharge graisseuse excessive, répartie de façon généralisée dans les divers tissus adipeux de l'organisme, entraînant une très importante surcharge pondérale.
L'obésité d'un individu résulte - comme toute surcharge pondérale - d'un déséquilibre quotidien entre son apport énergétique alimentaire et ses dépenses énergétiques liées à l'activité physiologique de son organisme et à ses activités physiques. Trop de calories apportées et pas assez de dépensées. Résultat : l'organisme stocke alors une partie du surplus qui débouche progressivement sur cet excès de masse grasse répartie dans tout le corps.
Elle est liée - le plus souvent - en dehors de toute pathologie pouvant en être la cause directe : maladie de Cushing, hypothyroïdie, etc., à une alimentation excessive couplée avec un manque d'exercice physique, mais de nombreux autres facteurs peuvent également intervenir en favorisant ou en renforçant ce déséquilibre, notamment :
• génétique : même si l'existence d'un gène de l'obésité chez l'homme semble de plus en plus improbable,
les plus récentes recherches en ce domaine ont confirmé le poids de l'hérédité et permis de mieux connaître
le rôle de certains gènes, notamment le gène "Ob", producteur de la leptine, hormone-clef dans la
régulation du poids ; ce serait donc plus une réponse de certains gènes à l'environnement qui serait en
cause ;
• constitutionnels : il est possible d'avoir un métabolisme dit "lent" ou "rapide" - c'est une réalité reconnue
scientifiquement : le "rapide" permet à quelqu'un de manger beaucoup en restant mince, ce qui la rend
plus fragile en période de famine, contrairement à une personne ayant un métabolisme "lent" qui, elle, va
grossir très facilement et rapidement en stockant des graisses avec de meilleures possibilités de survie en
période de crise alimentaire ; cette capacité à stocker – ou non – de la graisse étant liée aussi, en partie,
à notre patrimoine génétique.
• culture alimentaire familiale et sociale : il est souvent vrai que le milieu familial et social dans lequel un
enfant est élevé transmettent souvent les mauvaises habitudes alimentaires qui vont générer ou favoriser
grandement son obésité ;
• hormonaux : notamment chez les jeunes et les femmes ;
• neuro-psychique : les tempéraments anxieux, les états névrotiques, certains déséquilibres émotifs et/ou
affectifs aggravés par des stress importants ou réguliers, peuvent déclencher par frustration le désir
irrésistible d'absorber des aliments "compensateurs" qui sont souvent - en plus - des sucreries très riches
en calories ;
• prise de certaines médications chimiothérapiques, parmi lesquelles les corticoïdes et les psychotropes
occupent les places d'honneur ;
• hygiène de vie :
- la restauration rapide (fast-food) ;
- la sédentarité et l'abus de loisirs passifs comme la télévision ;
- l'arrêt du tabac chez les gros fumeurs.
Cette multitude de facteurs, pouvant de plus être intriqués, explique qu'il n'y a pas une pathologie "obésité" mais seulement des obèses, et qu'il ne peut y avoir de traitement standard, sachant toutefois que, quel que soit leur "maillage", le régime alimentaire reste le dénominateur commun incontournable, celui-ci devant être rationniel, raisonnable et adapté à chaque individualité en fonction même des facteurs qui lui sont propres.
L'obésité d'un individu ne peut pas s'apprécier uniquement par son poids car dans celui-ci, outre la masse grasse, interviennent également l'eau, les os et les muscles. Un second paramètre s'avère donc indispensable, il s'agit de l'IMC (Indice de Masse Corporelle) ou, en anglais BMI (Body Mass Index) qui permet de mieux cerner l'importance de l'unique masse graisseuse. Il est systématiquement utilisé depuis quelques années par les spécialistes de la nutrition pour évaluer les dangers pour la santé de toute surcharge pondérale en général mais surtout d'une obésité. Il permet de déterminer la corpulence de la personne et d'en déterminer la sévérité avec une échelle des risques morbides qu'elle peut entraîner - notamment métaboliques et vasculaires - en sachant qu'il ne s'applique pas aux nourrissons, aux enfants, aux femmes enceintes ou celles qui allaitent, aux personnes gravement malades, aux athlètes et aux adultes de plus de 65 ans. Il se calcule en divisant le nombre des kilos par la taille en mètre au carré et s'évalue en kg par mètre carré selon la formule : IMC = poids(kg)/taille(m)2 qui se situe entre 18,5 et 25 kg/m2 pour un poids normal.
Exemple pour un homme mesurant 1 m 78 et pesant 70 kg :
IMC = 70 : 1,78 x 1,78 (2,1684) = 22,1 kg/m2, chiffre qui rentre dans la fourchette de normalité.
Voici les chiffres permettant de situer votre IMC dans l'échelle des risques liés à votre poids :
- Entre 18,5 et 25 Poids normal Risque moindre
- Entre 25 et 30 Surpoids (pré-obésité) Risque augmenté
- Entre 30 et 35 Obésité modérée Risque élevé
- Entre 35 et 40 Obésité sévère Risque très élevé
- Supérieure à 40 Obésité très sévère (morbide) Risque extrêmement élevé
Le problème de l'obésité dans nos sociétés de consommation prend des proportions inquiétantes et devient un très "gros" problème dans certains pays, tout particulièrement aux États-Unis (dont la population compte actuellement plus de 30 % d'obèses), qui la considère dorénavant comme le fléau social N° 1 du fait des nombreuses et graves conséquences maladives qui lui sont liées (diabète, maladies cardio-vasculaires, accidents cérébraux, pathologies articulaires, etc.), mais également aujourd'hui en France où l'obésité progresse à un rythme soutenu depuis quelques années, notamment chez les enfants avec 10 % de petit(e)s français(es) obèses avant l'âge de 10 ans !...
Comme pour les surcharges pondérales, dont l'obésité n'est qu'une forme gravissime, il n'existe aucun traitement miracle en dehors d'un régime alimentaire adapté à chaque cas, car comme le dit le Dr Creff - grand spécialiste de la question - dans son livre "Les kilos de trop" (Editions Robert Laffont) : Il n'y a pas d'obésités,
il n'y a que des obèses. En effet, s'il est une pathologie où la relation médecin-malade est essentielle pour obtenir de bons résultats, c'est bien celle-là. Un obèse doit être suivi médicalement, aidé diététiquement et soutenu psychologiquement. Sans un tel trépied thérapeutique, qui attaque simultanément tous les "fronts", il est bien rare de gagner cette difficile bataille. Inutile donc de se laisser bercer par le chant des sirènes publicitaires vantant tel produit "extraordinaire", tel régime "inédit", telle méthode "révolutionnaire", telle recette "infaillible", avec force arguments sans aucun fondement et d'habiles photographies truquées. Toutes ces annonces renouvelées régulièrement dans la presse, ayant toutes en commun la facilité et l'absence de discipline alimentaire, n'ont qu'un seul but : réaliser un important profit, facile et le plus rapide possible, sur le dos de malheureuses personnes prêtes à tout croire pour perdre peu ou prou de cet énorme poids excédentaire qui leur complique tant la vie. Ne tombez pas dans ces panneaux qui ne sont que des mirages dans le paysage de notre société de consommation dont l'unique valeur est le profit !...
Réduire une obésité repose - comme pour les surcharges pondérales moins importantes - sur une équation toute simple absolument incontournable sur le plan biologique : une diminution des apports caloriques comportant impérativement un réapprentissage alimentaire pour éviter une rechute rapide - couplée avec une augmentation des dépenses caloriques afin d'obtenir un bilan énergétique négatif. C'est mathématique et on ne peut pas sortir de là. Pour vous fixer les idées, un simple déficit de 500 kcalories par jour - pas trop difficile à réaliser - équivaut à une perte de tissu adipeux d'environ 2 kilos par mois, soit près de 25 kilos dans l'année, ce qui n'est tout de même pas rien !...
Ne vous attendez donc pas à trouver ici une "recette magique" qui vous permettra de perdre vos "kilos en trop" sans avoir à corriger vos erreurs alimentaires - pratiquement toujours à la source de votre obésité - et sans aucune contrainte personnelle. Car sachez-le bien, il n'existe aucun traitement, fût-il naturel, susceptible de vous faire perdre du poids sans remettre en question votre alimentation, et que cela implique toujours une certaine dose de volonté, un minimum de mobilisation personnelle, sans lesquelles vous ne perdrez pas un seul gramme, ou alors de façon très passagère. Par contre, nous pouvons vous assurer que si vous suivez nos conseils, vous perdrez suffisamment de poids - sans aucun inconvénient pour votre santé - pour vous sentir mieux et que celui-ci restera stable ensuite dans la mesure, bien sûr, où vous maintiendrez les bonnes habitudes alimentaires indispensables au maintien de ce résultat.
Gardez surtout toujours à l'esprit que des régimes désordonnés, irrationnels et inadaptés aggravent pratiquement toujours l'obésité.
Compte tenu de ce que nous venons de dire - notamment que chaque obèse réclame un traitement spécifique - nous ne vous donnerons ici que les conseils de base de ce qu'il vous faut faire et ne pas faire.
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Comme vous le voyez, le traitement que nous vous proposons n'a rien de bien spectaculaire et ne fait appel à aucun régime miracle au nom "ronflant" très souvent décevant. Il repose uniquement sur le bon sens en plein accord avec les données médicales et diététiques reconnues aujourd'hui par les meilleurs spécialistes en la matière pour être les plus efficaces. C'est seulement ainsi que vous vaincrez progressivement votre obésité, en vous donnant tout le temps nécessaire et les bons moyens alimentaires, avec les conseils éventuels d'un médecin nutritionniste ou d'un(e) diététicien(ne) pour vous aider à élaborer le régime alimentaire vous convenant le mieux afin de maintenir durablement votre meilleur poids et vous apprendre à ne pas - ou plus - grossir (voir les bases de ce qu'il vous faire sur ce plan en cliquant ici).
C'est un choix à faire. Il ne suffit pas de souhaiter perdre du poids en se payant de mots et d'actes inefficaces, il faut le vouloir vraiment et agir en conséquence. Alors, si vous êtes vraiment motivé(e), nul doute que vous ferez le bon choix en suivant nos conseils et ce traitement.
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